Les supports
de stockage de musique
Les disques audio
Les premières tentatives d'enregistrement et de reproduction des sons
mettaient en oeuvre des cylindres horizontaux en cire, sur lesquels un burin,
directement actionné par une membrane vibrante, creusait un sillon hélicoïdal
dont la profondeur variable portait l'information sonore. (Charles Cros
en 1878, Thomas Edison en 1881, les frères Bell en 1886).
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Phonographe de Thomas Edison
1877
Cet appareil transformait les vibrations sonores
en enregistrement mécanique. |
Les
premiers disques. Mais c'est l'Allemand Emil Berliner
qui, en 1888,
réalise le premier disque (dépôt
de cire sur une feuille de zinc). Il adopte le diamètre
de 30 cm et la vitesse de 78 tours/min (qui sont ensuite normalisés)
et crée la Deutsche Gramophon Gesellschaft, consacrant
l'appellation Gramophone, remplacée ensuite par le mot
phonographe. Dès 1893, il réalise l'édition
de disques multiples, dupliqués par pressage de disques
en cire durcie sur une matrice, ce qui entraîne la disparition
progressive des cylindres, abandonnés définitivement
en 1906, et la naissance d'un deuxième format de disques
(25 cm), destiné à la diffusion massive des variétés.
La durée d'une face de 30 cm, portant des sillons
relativement larges, est au maximum de 4 min 30. La gravure électrique
indirecte s'impose en 1926, bientôt suivie de la
lecture électrique : l'électrophone succède
ainsi au Gramophone et au phonographe, puis, dès 1931,
devient stéréophonique, les deux flancs d'un
même sillon portant deux informations sonores différentes,
lues par la même aiguille qui pilote deux bobines de
lecture distinctes.
Le
disque vinyle. Il apparaît en 1945, juste à temps
pour permettre l'introduction du disque microsillon, toujours
de 30 cm mais tournant à 33 tours/min, dont la durée
de chaque face pouvait atteindre 30 min. Un format microsillon
de 17 cm, tournant à 45 tours/min, est affecté aux
variétés, suscitant la normalisation des tables
de lecture à trois vitesses. La fidélité des
enregistrements microsillon est si élevée
qu'elle dépasse largement les possibilités de restitution
qu'offraient les électrophones courants et provoque
l'apparition des premières chaînes dites à « haute
fidélité ». L'édition des disques à 78
tours/min cesse en 1957, laissant toutefois subsister un fonds
discographique très important.
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Tourne-disque 1972
Platine Beogram 4000 pour Bang & Olufsen
design par Jakob Jensen |
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Tourne-disque 1962
Audio
1 pour Braun
design par Dieter Rams |
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Combiné radio-tourne-disque 1958-1960
TP2
pour Braun
design par Dieter Rams |
Le
disque compact. Cette nouvelle technique microsillon, malgré ses
performances, n'en est pas moins balayée en quelques années
par l'explosion commerciale du disque compact de 12 cm (baptisé CD),
due à l'introduction des techniques numériques
s'appuyant, dès 1979, sur l'adoption planétaire
d'un standard unique (perspective à laquelle les observateurs
de l'époque ne croient absolument pas). Ces disques monofaces
sont lus à vitesse linéaire constante de 1,3 m/s
et leur durée maximale est de 1 h 16. Ils sont lus, sans
contact physique, par un pinceau laser, réfléchi
ou diffusé sur de petites cuvettes au fond des sillons,
l'ensemble étant protégé par un revêtement
plastique transparent. Le fantastique gain de qualité par
rapport à l'ancienne haute fidélité et l'absence
totale d'usure, provoquent l'enthousiasme du grand public,
malgré l'accueil
très réservé des critiques musicaux et des
vendeurs de disques.
Les
disques vidéo
Le succès technique et commercial du CD a incité les
constructeurs à créer des disques vidéo
utilisant la même technique. Une vingtaine de standards
incompatibles entre eux sont apparus, parmi lesquels n'ont émergé que
le CD-I de Philips, faussement qualifié d'interactif au
seul prétexte qu'il est doté d'une télécommande
permettant de sélectionner des programmes complexes, et
quelques variétés de CD-ROM, toutes caractérisées
par l'adoption du standard monoface de 12 cm, hérité du
CD audio. Les constructeurs de microordinateurs, ayant
généralement
intégré un lecteur de CD-ROM dans leurs appareils,
ont assuré finalement la suprématie des CD-ROM,
la variante compatible PC dominant la variété compatible
Macintosh.
Le
DVD. C'est la dernière évolution du disque
vidéo. Lancé en 1996 à la suite de l'accord
passé entre Philips et Sony, il conserve le diamètre
de 12 cm du CD initial, mais il est biface et possède
au moins 5 canaux sonores musicaux et un canal sonore d'effets
spéciaux (bruitage basse fréquence). Perfectionné en
1997, sa version actuelle, toujours appelée DVD (mais
pour Digital Video Disc et non plus pour Digital Versatile Disc),
porte deux niveaux de lecture par face que le lecteur laser
sépare sans interférence; il paraît s'imposer
intemationalement grâce à un type de lecteur que
les constructeurs de micro-ordinateurs haut de gamme commencent à intégrer
et qui est compatible avec les CD audio et les CD-ROM de 12 cm.
Utilisant les techniques de compression numérique
du MPEG (comme la télévision haute définition),
ils peuvent multiplier par un facteur considérable la
capacité des CD-ROM, sans avoir encore atteint, dans les
premières versions destinées au grand public, le
maximum de leurs possibilités. Les premières
versions enregistrables des CD audio et vidéo, qui seront,
elles, réellement interactives, n'ont obtenu aucun
succès jusqu'à présent; mais il semble qu'une
version enregistrable du DVD soit actuellement en active préparation.
Lecture
par laser d'un CD ou d'un CD-ROM.
Un mince faisceau laser incident est réfléchi par un
prisme en direction du sillon qu'il lit. Puis il est diffusé ou
réfléchi. S'il est réfléchi,
il traverse partiellement le prisme en retour et frappe
la photodiode de lecture qui émet alors un bip électrique
(cas représenté par l'image). S'il est diffusé,
la photodiode ne reçoit aucun signal. La succession de
ces bips et de ces blancs constitue l'information binaire
porteuse du signal audio ou des signaux audio-vidéo.
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Bandes et cassettes audio
Les stations d'émissions radio sont à la base
du développement de l'enregistrement audio sur bandes
magnétiques (émissions en différé d'enregistrements
en studio ou en reportage). La qualité musicale n'en
est devenue acceptable qu'après mise au point d'un traitement électronique
du signal analogique (procédés Dolby) permettant
notamment d'atténuer un bruit de fond exagéré.
Ces techniques se sont ensuite élargies au grand public
avec des bandes magnétiques sur cassettes, très
simples d'emploi, utilisées soit dans des récepteurs-enregistreurs
isolés (les magnétophones), soit dans des
lecteurs-enregistreurs intégrés à des
récepteurs radio ou à des chaînes hautefidélité,
soit dans des lecteurs portatifs (baladeurs). D existe aussi
un codage numérique du signal audio proposé dans
les cassettes du type DAT, qui conduit à un remarquable
gain de qualité de l'enregistrement. Mais les grands
constructeurs ont volontairement retardé la commercialisation
grand public de ce produit en raison du risque de piratage.
Il est donc essentiellement utilisé dans les stations
de radiodiffusion car il est, auprès du public, trop
fortement concurrencé parles cassettes audiovidéo
numériques apparues dans l'intervalle.
Les
disques magnétiques
À
l'exception du Mini Disc (MD), lancé par Sony en 1992,
qui est un disque audio d'une durée globale de 74 min,
tous les disques magnétiques sont des auxiliaires d'ordinateur.
Ils existent en deux versions. Les disquettes (contenues dans
des étuis plats presque carrés d'un peu moins
de 10 cm de côté) sont les instruments privilégiés
du dialogue avec les micro-ordinateurs. Elles servent à stocker
des données (y compris les logiciels eux-mêmes)
ou à transporter les résultats d'un travail vers
un autre ordinateur. Les disques durs, qui se présentent
dans des architectures très variées (de un à douze
disques coaxiaux), sont les mémoires auxiliaires les
plus compactes existant actuellement; leur capacité peut être
considérable et leurs délais d'interrogation
par l'unité centrale sont les plus brefs qu'il ait été possible
d'obtenir jusqu'à présent.
Principaux supports de stockage audio et vidéo:
-Bandes magnétiques sur cassette
-Cassettes audio analogiques Cassettes audio numériques
Cassettes audio-vidéo -VHS Cassettes audio-vidéo
Betacam Mini Disc audio magnétiques
-Plaques magnétiques vidéo des appareils
photo numériques.
-Disques à lecture laser (tous de même
format):
-CD (Compact Disc) audio monoface
-CD-ROM (Compact disc read only memory, disque compact à mémoire
morte) audio-vidéo monoface
-DVD (Digital Video Disc), audio-vidéo biface, à 2 étages
de lecture par face.
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